Chirurgie du tennis elbow : quand envisager une opération pour une douleur persistante?

Découvrez pourquoi le tennis elbow se traite habituellement sans chirurgie, les autres causes de douleur et quand une opération est envisagée.

L’épicondylite latérale peut rendre douloureux des gestes comme soulever une tasse, transporter un sac ou saisir un outil, même chez une personne qui n’a jamais joué au tennis. Elle touche l’attache des tendons extenseurs sur le côté externe du coude et se traite habituellement sans chirurgie.

L’opération concerne surtout un plus petit groupe dont le diagnostic est confirmé et dont les limitations persistent malgré un plan non chirurgical structuré.

Qu’est-ce que le tennis elbow?

Le tennis elbow, ou épicondylite latérale, est une affection tendineuse au niveau de l’épicondyle latéral. Le tendon du court extenseur radial du carpe est souvent impliqué.

La douleur augmente fréquemment avec l’extension du poignet contre résistance, la prise ou le soulèvement avec la paume vers le bas. Elle peut s’étendre dans l’avant-bras et limiter le travail, le sport ou les tâches domestiques.

Même si les charges répétées peuvent contribuer, il ne s’agit pas seulement d’une inflammation aiguë liée à la « surutilisation ». Les changements chroniques du tendon et la gestion de la charge font partie du tableau.

Quelles autres affections causent une douleur externe au coude?

Une compression du nerf radial, l’arthrose du coude, l’instabilité, une douleur projetée ou une lésion voisine peut ressembler à une épicondylite. Un problème du cou ou de l’épaule peut aussi modifier l’utilisation du bras.

Un engourdissement, une faiblesse importante, un blocage, une perte de mobilité ou une douleur atypique doit élargir l’évaluation.

Le diagnostic est généralement clinique. Des radiographies, une échographie ou une IRM peuvent être utilisées si les symptômes sont inhabituels, s’il y a eu un traumatisme ou si une chirurgie est envisagée.

Quels traitements essaie-t-on avant la chirurgie?

Les soins non chirurgicaux peuvent comprendre un ajustement des charges douloureuses, des changements ergonomiques, une orthèse dans certains cas et un programme de thérapie progressif. L’objectif est de reconstruire la capacité du tendon plutôt que d’éviter définitivement toute utilisation du bras.

Les médicaments et les infiltrations nécessitent une discussion individuelle. Un soulagement à court terme ne démontre pas nécessairement une récupération durable du tendon, et des injections répétées ne remplacent pas la confirmation du diagnostic.

L’amélioration peut être graduelle et irrégulière. Une poussée temporaire après une activité accrue ne signifie pas automatiquement que tout progrès est perdu.

Quand envisage-t-on la chirurgie?

Une opération peut être discutée lorsque les symptômes demeurent très limitants malgré une période adéquate de traitement non chirurgical approprié et que le diagnostic est bien soutenu.

La durée seule ne suffit pas. Le clinicien considère la perte fonctionnelle, l’examen, la réponse à la réadaptation, les exigences du travail et la possibilité qu’une autre affection explique mieux la douleur.

Une opération dirigée vers la mauvaise source de douleur risque de ne pas résoudre le problème.

Que fait l’opération?

Les procédures traitent généralement le tissu tendineux anormal à l’épicondyle latéral et peuvent réparer le tendon sain à son point d’attache. Une approche ouverte, percutanée ou arthroscopique peut être choisie selon le cas.

Le choix dépend de l’anatomie, des constatations articulaires associées et de l’évaluation du chirurgien. Une incision plus petite ne supprime pas la nécessité de guérir le tendon et de suivre une réadaptation.

Quels sont les risques et les limites?

Les risques comprennent l’infection, la raideur, une lésion nerveuse ou vasculaire, une douleur persistante, une faiblesse, une instabilité et un retour incomplet à l’activité antérieure.

La chirurgie ne garantit pas la disparition de toute douleur externe au coude. Si la technique de travail, la progression des charges ou une autre contribution n’est pas corrigée, les symptômes peuvent continuer.

La décision doit comparer ces limites à l’impact réel de la douleur, non à l’attente d’une guérison immédiate.

Comment se déroule la récupération?

L’incision et le tendon doivent être protégés avant de reconstruire la charge. La thérapie progresse habituellement de la mobilité et du contrôle de l’enflure vers le renforcement et l’utilisation spécifique.

Le travail de bureau, la conduite, les sports de raquette et l’utilisation d’outils lourds imposent des exigences différentes. Les dates de reprise dépendent donc de l’intervention, de la guérison et de la fonction démontrée.

Traitement de l’épicondylite à Montréal

La plupart des patients devraient pouvoir suivre un parcours non chirurgical réfléchi avant d’envisager une opération. Si la douleur persiste, il faut confirmer que le tendon, et non un nerf ou une articulation, en est la principale source.



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